D’après l’Observatoire crédit logement, les taux d’emprunts immobiliers repartent à nouveau à la baisse. Cela fait donc plus d’une année que les taux des crédits immobiliers se maintiennent à bas niveau. De plus, le rythme de l’inflation s’étant redressé en 2018, les taux d’intérêt réels sont négatifs pour le 10e mois consécutif, provoquant ainsi une situation inédite depuis 1974. Ce phénomène répond à une logique bien précise : les banques profitent des conditions de financement exceptionnelles pour baisser leurs tarifs et capter de nouveaux clients. Afin d’être le plus attractives possible, ces dernières vont même jusqu’à assouplir les exigences relatives à la durée du prêt et à l’apport personnel.

Les meilleurs taux de 2019

Nul doute, le mois de mars aura été le plus intéressant de l’année pour se lancer dans l’aventure immobilière. Avec une moyenne s’élevant à 1,39%, l’accès aux crédits immobiliers n’aura jamais été rendu aussi facile par les établissements bancaires. Sur 15 ans les crédits des emprunteurs se sont même négociés à une moyenne de 1,15%. Pour ceux empruntant sur 20 années les taux se sont élevés à 1,32% alors que sur 25 ans les taux se sont négociés à environ 1,55%. Des taux qui sont souvent descendus bien plus bas lorsque les futurs propriétaires se sont adjoint les services d’un courtier en prêt immobilier.

L’allongement des durées de prêt

Depuis le début de l’année  2014, les durées des prêts bancaires ont augmenté de 29 mois. Une grande partie de cette crue s’est d’ailleurs déroulée en 2018 (+13 mois) puis en 2019 (+3 mois). Établissant de ce fait un nouveau record puisque les prêts bancaires classiques n’avaient jamais été aussi élevés. “Pour les prêts à l’accession à la propriété, la production s’est ainsi déformée vers les prêts les plus longs, avec la part des prêts à 25 ans et plus s’élevant à 41.9 % en mars 2019” explique l’Observatoire. Cet allongement des durées de prêt a évidemment pour but de permettre à un plus grand nombre de ménages d’accéder à la propriété.

Emprunter sans apport

Avoir un apport équivalent au moins à 10% du montant de son achat immobilier était jadis un prérequis à l’acquisition immobilière, mais sur ce point les banques sont de plus en plus ouvertes. À tel point que le niveau de l’apport personnel a reculé de -7,3% au premier trimestre 2019, en glissement annuel. “ Les taux d’apport personnel des emprunteurs baissent encore, à des niveaux jamais observés par le passé, même durant la crise des années 2008-2009, lorsque les établissements bancaires soutenaient à bout de bras la demande de crédits des ménages” énonce l’Observatoire Crédit Logement.

La période est donc plus que jamais propice à la négociation ou à la renégociation de votre prêt immobilier !