La pression est redescendue sur le marché du neuf. Habituellement, les prix flambent durant l’été à cause de l’augmentation de la demande à cette période. Cependant, cette dernière a peiné à repartir et il n’y a donc pas eu d’envolée des prix. Le constat est clair, malgré une baisse des taux d’intérêt, l’allongement de la durée des prêts et l’assouplissement des conditions d’octroi des crédits par les banques, la demande ne repart pas. Les vendeurs doivent donc revoir leurs exigences à la baisse, ce qui entraîne par conséquent une baisse des coûts de l’immobilier.

Une augmentation des prix moins vive qu’auparavant

 

Les prix ont ainsi diminué de 0,6 % sur le marché des maisons individuelles au cours des 3 derniers mois. Sur l’année, bien que les ces derniers continuent à augmenter, le rythme annuel de progression s’affaiblit de plus en plus. En juillet, les prix ont crû de + 2,5 % sur l’ensemble du marché là où ils augmentaient de + 3,3 % en décembre 2017.

Sur une année, le coût des maisons a quant à lui augmenté de + 4 % contre + 5,6 % en décembre 2017. Côté appartement, l’évolution sur une année était de + 2,2 % au mois de juillet contre +2,9 % en décembre 2017.

50 % des grandes villes voient les prix baisser

 

La hausse des prix des appartements anciens se fait moins vive et les prix ont même baissé lors des 3 derniers mois dans la moitié des villes de plus de 100 000 habitants. C’est le cas à Nice qui a vu les prix de vente reculer de -1,1 %, à Grenoble -0,7 % ou encore à Toulon avec une baisse de -1,9 %.

Les villes les moins « chères », en dessous de 1700 € m2, comme Béziers, Brest, Dunkerque sont celles où les prix ont subi les plus grosses baisses. La demande y est très faible ! Selon Michel Mouillart, économiste et porte-parole du baromètre LPI-SeLoger cela est en partie dû à la suppression des aides personnelles.

Bordeaux s’offre le record d’augmentation

 

Dans d’autres coins de l’hexagone, la hausse s’est parfois accélérée comme à Angers, Limoges ou encore Lille, qui avaient auparavant connu une longue période de baisse des prix.

Sur une année, la palme de la plus belle augmentation revient à Bordeaux avec + 9,2 % sur un an pour les appartements devançant Lyon  7 % et suivi par Nantes et Rennes.