Acheter avec ou sans SCI ?

Petit contrôle technique

Si vous avez décidé d’acheter seul, vous avez d’ores et déjà gagné le droit d’aller à l’étape suivante choisir votre coach. Si en revanche vous êtes plusieurs, le plus évident est d’opter pour un achat dit en indivision. C’est la méthode la plus simple, qui permet par exemple à chaque membre du couple d’être propriétaire à la hauteur de sa contribution financière, sans que sa quote-part ne désigne une partie physique spécifique du bien immobilier" ça irait.

Acheter en famille ?

Vous pouvez aussi opter pour la société civile immobilière familiale (SCI), un montage juridique qui s’avère utile dans le cas d’une donation : ce statut permet aux membres d’une famille d’être propriétaires dans les proportions choisies par leurs soins. Son avantage : dans le cas d’une succession, la fiscalité appliquée à une société comme une SCI est moins lourde que celle appliquée à un bien immobilier. Qu’on se le dise : la SCI mérite également d’être étudiée si vous ne souhaitez pas voir le patrimoine familial être démantelé dans un contexte familial tendu. Dans ce cas, vous devenez détenteur de parts sociales, et non d’une fraction du patrimoine.

Les inconvénients ne sont pas à négliger : ce sont ceux d’une entreprise et ce choix peut s’avérer pénible sur le long terme puisque des frais d'enregistrement, de gestion et d’expertise comptable s’appliquent chaque année ! Notez également que les banques appliquent une surcote moyenne de 0,20 % sur les taux d’intérêt des financements de SCI, ce montage étant jugé comme étant plus risqué. Si vous envisagez cette option, prenez donc bien le temps d’évaluer les risques et les opportunités avec votre notaire ou votre gestionnaire de patrimoine. Sans quoi, c’est prendre le risque de démarrer votre marathon avec boulet au pied.