Olivier Jourdan
Olivier Jourdan, le 19 octobre 2026

Primo-accédant : ce que le budget 2027 change pour un premier achat

Le projet de loi de finances (PLF) pour 2027, présenté en Conseil des ministres le 1er octobre 2026, consacre son article 7 au prêt à taux zéro. Le sujet concerne directement les primo-accédants : ils représentaient 55 % des demandes de prêt immobilier en septembre 2026 selon le courtier Eloa, pour une durée d'emprunt moyenne de plus de 24 ans et demi.

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Le PLF 2027 prolongerait le PTZ au-delà de 2027 et créerait un PTZ « parentalité » accessible sans condition de primo-accession. Rien n'est voté : jusqu'à l'adoption du budget, seules les règles actuelles s'appliquent.

  • Le PTZ classique reste réservé aux primo-accédants : il faut ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux dernières années.
  • Le PTZ serait prolongé : sa fin, prévue pour les offres émises au 31 décembre 2027, serait repoussée, sans échéance ni barème connus à ce jour.
  • Un PTZ parentalité est proposé : il viserait les ménages attendant un enfant ou ayant un enfant de moins de 3 ans, y compris s'ils ont déjà bénéficié d'un PTZ.
  • Le statut de primo-accédant garde ses atouts : accès au PTZ classique et part réservée dans les dérogations accordées par les banques.
  • Attendre le vote n'a pas d'intérêt pour un primo-accédant éligible : le PTZ actuel est disponible, avec les mêmes plafonds de ressources que ceux annoncés pour le nouveau dispositif.

Les mesures du PLF 2027 citées dans cet article sont des propositions en cours d'examen au Parlement. Elles n'ouvrent aucun droit tant que la loi de finances n'est pas promulguée et ses décrets publiés. Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

Que prévoit le PLF 2027 pour la primo-accession ?

Trois mesures touchent le premier achat. Toutes restent des propositions, susceptibles d'être modifiées pendant l'examen parlementaire, qui court jusqu'à mi-décembre.

Un PTZ prolongé au-delà de 2027

Dans le droit actuel, le PTZ s'éteint avec les offres de prêt émises au 31 décembre 2027, échéance fixée par la loi de finances pour 2024. Dans une lettre aux acteurs du logement du 23 septembre 2026, le Premier ministre s'est engagé à le prolonger.

La nouvelle date de fin et les barèmes applicables après 2027 n'ont pas été communiqués.

La fin du plafond annuel de dépense du PTZ

Le gouvernement propose de supprimer le plafond annuel de dépense du PTZ, fixé à 2,1 milliards d'euros et inchangé depuis 2016. Ce plafond limite l'enveloppe que l'État consacre chaque année au dispositif.

L'exécutif justifie la mesure par la hausse des coûts de construction et des taux de crédit depuis 2016. Pour l'emprunteur, les conditions d'accès au PTZ ne changent pas.

Un PTZ « parentalité » ouvert aux ménages déjà propriétaires

C'est la mesure la plus commentée. Le PTZ parentalité viserait les ménages qui justifient, au moment de l'offre de prêt, d'un enfant à naître ou de la charge d'au moins un enfant de moins de 3 ans. Il serait accessible même à ceux qui ont déjà bénéficié d'un PTZ.

D'après les annonces du gouvernement et les informations publiées par la presse en septembre 2026 :

  • il financerait l'achat d'un logement neuf comme ancien ;
  • il reprendrait les plafonds de ressources du PTZ actuel, par exemple 88 200 € de revenu fiscal de référence pour un foyer de trois personnes en zone A ;
  • il pourrait atteindre 180 000 € pour un foyer d'au moins cinq personnes en zone A.

Pour la première fois, un PTZ ne serait donc plus conditionné au statut de primo-accédant. Ses paramètres exacts dépendront du texte voté, puis d'un décret d'application.

Quelles sont les conditions pour être primo-accédant aujourd'hui ?

Est primo-accédant celui qui n'a pas été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux années précédant son offre de prêt. C'est la définition retenue pour le PTZ et par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), l'autorité qui encadre l'octroi des crédits immobiliers.

La règle des deux ans

Le critère porte uniquement sur la résidence principale. On peut donc être primo-accédant en possédant une résidence secondaire ou un bien mis en location. À l'inverse, un ancien propriétaire retrouve ce statut deux ans après avoir vendu le logement qu'il occupait.

Le mode d'acquisition de l'ancienne résidence principale importe peu : achat, donation ou succession. Pour les situations particulières (achat en couple, bien hérité, démembrement de propriété), VINCI Immobilier détaille les conditions pour être primo-accédant ainsi que les justificatifs à réunir.

Les exceptions à la condition de primo-accession

La loi prévoit trois cas où un propriétaire peut obtenir un PTZ sans respecter la règle des deux ans :

  • il détient seulement l'usufruit ou la nue-propriété de sa résidence principale ;
  • lui ou un futur occupant du logement est titulaire d'une carte d'invalidité de 2e ou 3e catégorie (ou d'une carte mobilité inclusion mention invalidité), ou perçoit l'allocation aux adultes handicapés ou l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé ;
  • une catastrophe naturelle ou technologique a rendu son logement définitivement inhabitable, à condition de demander le prêt dans les deux ans suivant l'arrêté de catastrophe.

Comment prouver son statut de primo-accédant ?

La banque vérifie le statut sur pièces. Elle demande en général les dernières quittances de loyer, un bail ou une attestation d'hébergement à titre gratuit, les derniers avis d'imposition et une attestation sur l'honneur.

Le statut de primo-accédant garde-t-il son intérêt ?

Oui. Même si le PTZ parentalité est adopté, il ne concernera que les familles avec un jeune enfant. Pour tous les autres ménages, le statut reste la clé du PTZ classique.

Le PTZ classique reste réservé aux primo-accédants

Depuis avril 2025, le PTZ finance l'achat d'un logement neuf sur tout le territoire. Dans l'ancien, il reste limité aux communes des zones B2 et C, à condition que les travaux représentent au moins 25 % du coût total de l'opération.

Le montant dépend des revenus, de la zone et du type de logement :

Tranche de revenus Neuf collectif Neuf individuel Ancien avec travaux
Tranche 1 50 % 30 % 50 %
Tranches 2 et 3 40 % 20 % 40 %
Tranche 4 20 % 10 % 20 %

Part maximale du coût de l'opération financée par le PTZ, dans la limite d'un plafond par zone. Source : service-public.gouv.fr, septembre 2026.

Le neuf collectif et l'ancien avec travaux offrent donc les quotités les plus élevées. Des promoteurs comme VINCI Immobilier signalent dans leurs programmes les logements compatibles avec le PTZ, ce qui permet de cibler sa recherche dès le départ. L'achat dans le neuf réduit aussi les frais de notaire, autour de 2 à 3 % du prix contre 7 à 8 % dans l'ancien.

Les autres avantages primo-accédant

Le statut joue aussi en dehors du PTZ :

  • Dans l'accès au crédit : la règle du HCSF plafonne le taux d'endettement à 35 % et la durée à 25 ans. Les banques peuvent y déroger pour 20 % de leurs nouveaux crédits chaque trimestre, et au moins 30 % de cette marge est réservée aux primo-accédants.
  • Dans les offres bancaires : certains établissements proposent des prêts complémentaires à taux réduit, souvent réservés aux jeunes primo-accédants éligibles au PTZ.

Faut-il attendre 2027 pour acheter ?

Pour un primo-accédant éligible au PTZ actuel, non. Le nouveau dispositif reprendrait les mêmes plafonds de ressources et ne lui apporterait rien de plus.

Ce qui reste incertain jusqu'au vote

Le texte peut évoluer à chaque lecture. Une fois la loi de finances promulguée, un décret devra préciser les plafonds, les quotités et les règles de cumul. Dans la presse, la date de fin évoquée pour le PTZ parentalité est le 31 décembre 2027.

D'autres pistes circulent, sans traduction législative à ce stade. La Fédération bancaire française propose ainsi un PTZ réservé aux primo-accédants de moins de 35 ans, sans critère de zone, dans sa contribution à la présidentielle 2027.

Pourquoi un primo-accédant éligible n'a pas intérêt à différer son achat ?

Attendre expose à deux risques concrets :

  • le prix du crédit : le taux moyen des primo-accédants atteignait 3,45 % en septembre 2026 selon Eloa, qui anticipe un dernier trimestre moins favorable aux emprunteurs ;
  • le statut lui-même : une naissance, une hausse de revenus ou un changement de zone modifient le calcul du PTZ.

Astuce : Faites chiffrer votre PTZ actuel avant de vous positionner sur un bien. Vous saurez ainsi si un éventuel PTZ parentalité changerait réellement votre plan de financement, ou s'il n'y a aucune raison d'attendre.

Comment Helloprêt sécurise le financement d'un primo-accédant ?

Un PTZ ne s'obtient jamais seul : il doit être adossé à un prêt principal, que la banque accorde librement. Chez Helloprêt, un courtier dédié construit ce montage, vérifie votre éligibilité aux prêts aidés et met votre dossier en concurrence auprès de plus de 70 banques partenaires. Notre attestation de faisabilité vous permet ensuite de négocier avec le vendeur en position de force.

 

Les mesures du PLF 2027 citées dans cet article sont des propositions en cours d'examen au Parlement. Elles n'ouvrent aucun droit tant que la loi de finances n'est pas promulguée et ses décrets publiés. Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

Peut-on cumuler le PTZ classique et le PTZ parentalité ?
Un propriétaire divorcé peut-il redevenir primo-accédant ?
Sur quelle durée se rembourse un PTZ ?
Olivier Jourdan
Olivier Jourdan, Fondateur d’Helloprêt
"Courtier immobilier depuis plus de 15 ans, je vous évite les tracas de la recherche de financement en chassant pour vous les meilleurs taux du marché"

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