Bien choisir les options de votre prêt.

Ne vous laissez pas piéger !

Souvent essoufflé à cette étape, la seule chose attendue par les futurs acquéreurs est l’obtention de leur prêt. Mais à quoi bon obtenir un prêt qui peut se transformer plus tard… en piège !? C’est donc le moment de s’arrêter et de reprendre son souffle pour évaluer les options du prêt qui vous sont proposées, ou non.

Suppression des pénalités de remboursement

L’option la plus utile est la suppression des pénalités de remboursement anticipé : dans la plupart des cas, un prêt est toujours remboursé avant son échéance. On parle donc de remboursement anticipé. Il ne faut pas oublier que la moyenne de détention d’un prêt en France est de 8 ans. Cette situation est donc très banale, et suppose un remboursement anticipé du solde. Pour la banque, c’est l’assurance de ne pas percevoir l’intégralité des intérêts sur lesquels elle comptait, raison pour laquelle les établissements de crédit appliquent des pénalités de remboursement anticipé. Pour ne pas se faire avoir, une solution : la négociation ! Mieux vaut y penser dès le départ que de payer des milliers d’euros de pénalité dans 8 ans quand par exemple, la famille s’agrandit.

Modularité des échéances

Vient ensuite l’option portant sur la modularité des échéances : comme son nom l’indique, elle permet, en fonction d’une situation professionnelle ou familiale qui évolue, d’accélérer ou ralentir un remboursement. Il est possible dans certains cas de bénéficier d’une modularité gratuite quatre à cinq fois par an, les suivantes feront l’objet de pénalités.

Report d’échéance

Il est également possible d’opter pour une option de report d’échéance, à savoir une suspension plus ou moins courte de son crédit immobilier modulable. Cette période ne peut généralement excéder 12 mois et le report d’échéance peut être partiel, ou total. Dans le cas d’un report partiel, plus conseillé, l’emprunteur continue de payer les intérêts et l’assurance pendant la durée de suspension du prêt. Un report total suppose que seule l’assurance reste à payer durant cette période, mais cela entraîne des coûts supplémentaires très importants dû à l’allongement du crédit. Autant dire qu’il est préférable de demander une baisse des mensualités, qu’un report d’échéances.

Le transfert de crédit

Autre point de négociation et pas des moindres : le transfert de crédit. La plupart du temps, vendre un bien et en acheter un nouveau semble nous imposer de clôturer un emprunt pour un souscrire un nouveau. C’est donc l’assurance de perdre un taux d’intérêt intéressant si le premier crédit s’est réalisé à l’époque dans des conditions très avantageuses. Il est donc parfois possible de faire intégrer une clause de transfert de crédit lors d’un emprunt mais attention, les conditions sont souvent très strictes.